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Appareillage podologique :
principes et indications 1. Les principes
Comme pour un médicament, la
prescription d'un appareillage répond à une logique précise.
Les indications se fondent sur une bonne connaissance de la mécanique
articulaire et musculaire. Dans la mesure du possible, on tient compte
des goûts esthétiques du patient, mais il faut savoir expliquer ce qui
est raisonnablement possible et ce qui ne l'est pas.
Pourquoi appareiller ?
- Pour soutenir
le pied s'il est affaissé (pied plat)
- Pour stabiliser
un pied qui a tendance à capoter (pied varus)
- Pour décharger
des appuis excessifs (douleurs d'appui, maux perforants)
- Pour corriger ou
compenser une déformation, une paralysie.
- Pour amortir
des contraintes, en particulier au talon.
- Pour éviter des
conflits au niveau des orteils ou du dos du pied (griffes
des orteils avec durillons, par exemple).
Les semelles orthopédiques ne
peuvent agir que par une modification des appuis au sol.
- Elles peuvent donc
soutenir, équilibrer, décharger et amortir.
- Mais elles sont
impuissantes vis a vis de certains problèmes, qui
requièrent d'autres types d'appareillage : hallux valgus, griffe des
orteils, conflit au dos du pied, traitement de douleurs
inflammatoires, infectieuses ou tumorales, chute du pied par
paralysie des releveurs, déformations importantes du pied.
2. Les indications générales
Les semelles permettent de régler
beaucoup de problèmes courants :
- Douleurs antérieures d'appui (métatarsalgies),
parfois accompagnées de pieds creux.
- Certaines douleurs au talon : aponévrosite
plantaire, tendinite d'Achille...
- Affaissement en pied plat, qui peut être
responsable de douleurs de surcharge mécanique à la partie moyenne du
pied (médio-pied).
- Instabilité en varus : entorses répétées,
déformation anormale des chaussures.
- Inégalité de longueur des membres inférieurs,
si elle dépasse 1 cm.
Les déformations importante
du pied (avant-pied triangulaire, griffe importante des
orteils, pied très plat ou très creux), l'impossibilité de caser des
semelles efficaces dans des chaussures du commerce, justifient le
recours à des chaussures orthopédiques sur mesure ou sur moulage.
Les
déformations des orteils (hallux valgus, griffe, orteil en
marteau) ne peuvent pas être corrigées par des semelles. Il faut faire
des orthoplasties en silicone,
portée sous le bas et la chaussette, dans des chaussures de série ou
dans des chaussures orthopédiques, si nécessaire. Avec ces dernières, il
est encore possible de recourir à d'autres artifices.
Le pied tombant par paralysie
des releveurs, doit être traité par un appareillage prenant
appui sur le mollet et sous la plante. On a le choix entre un releveur
en plastique de série, une orthèse en plastique moulé et entre
différents modèles de chaussures orthopédiques.
Les séquelles traumatiques de
l'arrière pied imposent généralement un chaussage
orthopédique permettant une immobilisation, une compensation et un
amortissement.
Dans le cas du pied
rhumatoïde, l'appareillage fait partie de la prise en charge
globale, en association avec le traitement de fond et les gestes locaux
(infiltrations, synoviorthèses).
Chez le diabétique, le contrôle du chaussage
comme de l'état du pied doit être rigoureux. Il faut décharger les
points d'appui excessif (risque de mal perforant plantaire), et éviter
tout conflit au niveau des orteils.
Enfin, certains cas
particuliers n'ont pas de solution standardisée, mais
imposent un effort d'imagination pour trouver une solution
personnalisée.
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Nouvelles
illustrations en préparation
Protocole pratique pour l'appareillage orthopédique en podologie
La
consultations médico-technique d'appareillage : lorsqu'un patient
indique au téléphone qu'il a un problème de pied, un rendez-vous lui est
donné dans les créneaux réservés à la consultaton médico-technique
d'appareillage. Ceci permet une collaboration étroite entre le médecin
de réadaptation et le podo-orthésiste spécialisé qui fabriquera
l'appareillage, s'il est indiqué.
Cela ne veut
pas dire qu'un appareillage sera automatiquement prescrit ! Beaucoup
d'appareillages inutiles peuvent être évités et nous n'avons qu'un seul
souci : apporter un service réel au patient.
Si un appareillage est indiqué, la procédure est la suivante :
- Examen
en commun du patient, choix de la solution qui convient le mieux au
problème à traiter, en tenant compte des impératifs techniques et
des goûts du patient. La prise des mesures ou moulages est faite
immédiatement.
- Essai
de l'appareil.
- Livraison
de l'appareil.
- Contrôle
à distance.
Les délais habituels sont les suivants :
- Pour
des semelles orthopédiques et
autres orthèses : essai et livraison à moins d'une semaine.
- Pour
les chaussures orthopédiques :
essai à 15 jours, livraison à 5 semaines de la première
consultation, contrôle 1 à 2 mois après. Ces délais plus longs sont
imposés par la technique de fabrication plus complexe (les
chaussures sont faites à la main).
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