Le pied diabétique est le type même du pied à risque
trophique
Le danger majeur est
l'apparition d'un MAL PERFORANT, qui peut s'installer en quelques
heures et mettre des mois à guérir, ou même évoluer vers un gangrène
qui peut aller jusqu'à imposer une AMPUTATION.
- Le risque trophique
proprement-dit, c'est l'atteinte
circulatoire, artériele et veino-lymphatique et l'atteinte
neurologique qui supprime les sensations douloureuses et
fragilise les tissus. On le traite par une équilibration
attentive du diabète, une surveillance vasculaire spécialisée et
par des activités comme la marche et le vélo, qui améliorent la
circulation sanguine.
- Le risque
mécanique est lié aux déformations des pieds, au
surpoids, au mauvais chaussage. Il conduit à des hyperpressions
localisées qu'il faut supprimer par un appareillage
personnalisé.
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Le risque trophique
- L'angiopathie
peut toucher les artères de gros calibre, les artères
périphériques et les micro vaisseaux. Plus l'atteinte est
périphérique, moins elle est permettre
une marche fréquente, prolongée et confortable,
de manière à prévenir
- La neuropathie
est responsable d'une perte de la sensibilité. Une indolence
trompeuse peut masquer l'apparition de destructions
articulaires et d'un mal
perforant plantaire.
- L'insuffisance veino-lymphatique
favorise les oedèmes, les ulcères de jambe et les surinfections.
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Pied diabétique au stade
de complications |
Le risque mécanique
- Il résulte des
déformations ou de la perte du capiton plantaire qui met
en relief les éléments osseux.
- Cors et durillons
sont le résultat de la production excessive de corne par la peau
(hyperkératose) du fait d'un conflit mécanique qu'il faut supprimer
avant tout autre traitement local. Il faut se méfier des produits
kératolytiques (vaseline salicylée) et des soins locaux agressifs et
toujours commencer par mettre en décharge la
zone concernée +++
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Mal perforant
sous la saillie de la tête du 5ème métatarsien. |
Le mal perforant plantaire
- Est
la conséquence d'une hyperpression localisée et d'un
mauvais terrain trophique.
- Il est d'autant plus redoutable
qu'il est indolore.
- Il peut se constituer en
quelques heures et mettre des mois à guérir.
- Seule une suppression
complète de l'appui sur le mal
perforant peut en permettre la guérison.
- La nature des pansements a
beaucoup moins d'importance.
Il faut éviter les pansements trop épais et les méchages trop
tassés qui augmentent la compression.
- La corne épaisse qui entoure ou
cache le mal perforant doit
être excisée régulièrement car elle étouffe la cicatrisation.
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Mal perforant d'évolution favorable
à quelques mois d'intervalle.
La corne a été excisée pour
laisser des bords souples et un fond propre, propices au bourgeonnement. |
L'appareillage orthopédique a pour objectif
d'améliorer la qualité et le confort de la marche en supprimant les
contraintes mécaniques dangereuses :
- Décharger les appuis anormaux
- Soutenir un pied plat
- Stabiliser un pied varus (qui capote en
dedans, comme dans les entorses de cheville)
- Protéger les orteils déformés
- Compenser une paralysie
- Et éviter un effet garrot
dû à un chaussage mal adapté au volume du pied.
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