La procédure classique
Pour l'indication il faut associer :
- Des douleurs rachidiennes,
- Des lésions radiologiques typiques,
- Une cyphose de plus de 50°.
Mais souvent cette indication s'avère trop tardive :
- Un ou deux ans après le début des douleurs
qui ont fait l'objet d'un nombre parfois impressionnant de séances de
kinésithérapie...
- Chez un grand adolescent de quinze ans
qui présente une cyphose déjà invétérée,
- Le potentiel de correction est faible
mais il existe encore un potentiel d'aggravation,
du fait des contraintes mécaniques qui s'exercent au delà de 60° de
cyphose.
Le traitement sera long et ingrat
- Le port du corset doit être imposé jusqu'en fin
de croissance : Risser 4 - 17 ans chez un garçon...
- La réduction obtenue sous corset est rarement
durable
à l'ablation de celui-ci.
- C'est un traitement de sauvegarde
pour
éviter l'évolution possible vers une situation chirurgicale (80°).
- Si la cyphose reste modérée et les courbures
sagittales harmonieuses dans leur ensemble, l'abstention
peut être préférable.
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Dystrophie rachidienne de croissance
caractérisée avec début de
cunéïformisation vertébrale.

Cyphose vue tardivement.
La morphologie est presque adulte
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Intérêt d'un traitement précoce
Critères
- Période à risque dystrophique :
entre 12 et 14 ans.
- Douleurs tenaces, persistant pendant plus d'un
mois malgré l'arrêt des sports traumatisants
(football, rugby, trampoline...) et une kinésithérapie ACTIVE de
renforcement musculaire dorso-scapulaire.
- Avant l'enraidissement de la cyphose et
l'apparition de lésions radiologiques évoluées (cunéïformisation
vertébrale).
Traitement orthopédique court (moins d'un an)
- Le corset est porté le jour,
enlevé la nuit.
- Les douleurs disparaissent en un mois.
Le sport scolaire peut être repris en évitant la
gymnastique en cyphose, les sauts répétitifs (hauteur, longueur,
trampoline) et les sports violents (football, rugby).
- Une kinésithérapie active accompagne
le traitement orthopédique :
- étirements,
- musculation dorsoscapulaire en extension, en
contrôlant la lordose lombaire compensatrice,
- exercices proprioceptifs visant à contrôler la
projection de la tête en avant, l'enroulement des épaules et la
lordose lombaire.
- Le traitement peut généralement être
suspendu pendant l'été :
- si le redressement obtenu paraît suffisant et si
les douleurs ont disparu.
- on encouragera la pratique de sports
athlétisants : natation, kayak, volley-ball...
- Un contrôle clinique et radiologique est
programmé à la rentrée scolaire :
- si les douleurs n'ont pas réapparu et si un
redressement suffisant s'est maintenu, il n'y a pas lieu de reprendre le
traitement orthopédique. La poursuite de sports
athlétisants est encouragée, en restant attentif à la
réapparition éventuelle des douleurs. La kinésithérapie active
est poursuivie pour stimuler les sujets les moins motivés.
- il est finalement assez rare de devoir imposer le
port du corset pour une seconde année scolaire, sachant que la
station assise prolongée en cyphose asthénique, en classe ou à la
maison, représente la contrainte rachidienne la plus importante
à prendre en considération.
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Prise de moulage :
dans un premier temps, la moitié basse est moulée en délordose. Pour un
corset à rappel sterno-scapulaire, le moulage se fait dans un second
temps, en position redressée.

Marquage des appuis
et prise de
mesures pour le mât de Spitzy.
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Le choix du corset est déterminé selon
- La localisation des
lésions dystrophiques : dorsale haute ou basse, dorsolombaire ou
lombaire.
- La réductibilité active
et passive de la cyphose.
Les types de corsets
Grand corset monovalve à rappel sterno-scapulaire
- Il assure la correction passive la plus efficace
si le sommet de la cyphose n'est pas situé trop haut.
Il contrôle mal la projection céphalique en avant.
- Il contrôle l'enroulement des épaules,
mais peut être gênant pour les activités scolaires.
- Il s'adresse aux cyphoses
dorsales moyennes et basses, surtout
si elles sont déjà un peu enraidies.
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Grand corset monovalve
à rappel sternal
sur lequel a été ajouté un mât de Spitzy pour réduire la projection
de la tête en avant. Au départ, le mât est galbé sur la cyphose. Le
patient règle lui-même le serrage du collier. Le mât sera redressé au
contrôle à un mois.
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Corset court délordosant avec mât de Spitzy
- Il est dérivé de la plaque DLM
qui comporte une simple plaque dorsale en plexiglass
sur laquelle sont fixés deux sangles de rappel scapulaire, une petite
ceinture et un mât postérieur portant un collier de rappel cervical.
Ce dispositif a l'inconvénient de ne pas contrôler l'hyperlordose
lombaire compensatrice de la cyphose dorsale.
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Corset court avec mât de Spitzy.
Le corset vise à contrôler la lordose lombaire compensatrice. Le point
d'appui se situe de part et d'autre du
sommet de la cyphose (les
épineuses
ne doivent pas souffrir d'hyperpression).
Le collier cervical
guide le
redressement actif du tronc.
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Contrôle radiologique
de la même
patiente : une cyphose souple comme celle-ci n'aura pas besoin d'un
traitement prolongé. Le redressement actif sera entretenu par la
kinésithérapie puis par des activités sportives athlétisantes.
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- Nous préférons réaliser un corset court
délordosant sur lequel est monté un mât postérieur portant un collier
cervical postérieur réglable par le patient.
Ceci assure un rappel proprioceptif favorisant le redressement de la
tête et le déroulement des épaules. Les sangles scapulaires, mal
tolérées, sont le plus souvent inutiles.
- Ce corset s'adresse :
- aux cyphoses restées souples
et activement réductibles,
- aux localisations hautes ou accompagnées
d'une projection céphalique antérieure.
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Corset court avec mâts de rappel sternal
- Le corset dégage le thorax et la région
axillo-pectorale. Il est plus facile à réaliser
chez les garçons, mais des artifices sont possibles chez la fille
pour ne pas comprimer les seins.
- Il s'adresse aux localisations basses,
à la jonction dorsolombaire ou au niveau
lombaire.
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Corset court à rappel sternal
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