Lomboradiculalgies
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Dans les lombalgies et radiculalgies mécaniques

La valeur pronostique de l'imagerie est faible. 

La démonstration d'une hernie discale, d'un rétrécissement canalaire ou d'une arthrose interapophysaire ne permet pas de prédire le passage des douleurs à la chronicité. L'imagerie reste, bien sûr indispensable si l'on a un doute sur la nature mécanique de la douleur.

L'indication du traitement orthopédique est surtout guidée par la clinique

  • Intensité de la douleur, 
  • Réponse insuffisante aux anti-inflammatoires, antalgiques et décontracturants,
  • Intolérance aux mouvements et à l'effort,
  • Raideur antalgique, signe de Lasègue ou de Léri.

Mais le traitement médical et orthopédique ne doit pas retarder inutilement la chirurgie si :

  • Le soulagement est insuffisant au-delà de 2 ou 3 mois de traitement complet,
  • Plus tôt en cas de douleur intense,
  • En urgence (24 heures) si apparaît une complication neurologique (paralysie, incontinence)
  • Et dans tous les cas, il faut un conflit radiculaire clairement identifié, avec une parfaite concordance radio-clinique.

Indications dans les lombalgies et lomboradiculalgies aiguës

  • 1er lumbago
-> Ceinture lombaire du commerce
  • Attitude antalgique
-> Plâtre SANS correction pendant une semaine
  • Lomboradiculalgie rebelle (3 semaines)
  • récidivante
  • ou intolérance aux AINS
-> Plâtre ou corset rigide amovible

Procédure standard 

  • Port pendant 4 à 6 semaines, dont 15 jours en permanence, jour et nuit (sauf si le port du corset gène le sommeil).
  • Association au traitement médicamenteux que l'on essaiera d'alléger ; infiltrations si nécessaire.
  • Reprise du travail sous couvert du corset dès que possible.
  • A la fin de la période d'immobilisation, reprise progressive d'activités sportives (vélo, natation) ; si nécessaire, kinésithérapie active de reconditionnement fonctionnel et apprentissage de la prophyllaxie rachidienne.

Dans les douleurs chroniques

Devant une lombosciatique persistante et un traitement notoirement insuffisant :

  • Reprendre le schéma thérapeutique complet.
  • Mais ne pas trop retarder la chirurgie si la radiculalgie reste au premier plan avec un conflit discoradiculaire concordant.
  • La lombalgie pure n'est pratiquement jamais une bonne indication chirurgicale ! Les exceptions sont rares et à évaluer avec beaucoup de circonspection. 

Devant une intolérance douloureuse à l'effort :

  • Médicaments antalgiques et neurotropes,
  • Corset rigide amovible 6 semaines,
  • Puis remobilisation progressive, si possible.
  • Immobilisation prolongée si discopathie érosive +++

Devant des douleurs posturales améliorées par le mouvement :

  • Si la motivation du patient est bonne : procédure de réentrainement à l'effort.
  • Si ce n'est pas le cas, en présence d'un syndrome trophostatique, on prescrira un lombostat en coutil sur mesures.