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La contrainte doit être adaptée à
l'objectif
Le port d'un corset anti-cyphose impose des contraintes assez
importantes d'encombrement et de limitation des mouvements. On peut classer les
objectifs en trois niveaux imposant des contraintes de rigueur décroissante :
- Correction passive : le
tassement vertébral comminutif est l'exemple extrême où la correction
doit être maximale et ininterrompue jusqu'à consolidation osseuse.
- Correction active : dans
une cyphose de l'adolescent modérée et souple, le corset rappelle
simplement la référence à un redressement actif.
- Antalgie et protection : devant
un tassement modéré et stable, s'il n'y a pas de tendance à
l'effondrement en cyphose, un corset souple sur mesure peut suffire à
soulager le patient.
Réalisation
Le moulage est réalisé debout, de préférence
- Seule une grande instabilité fracturaire, jugée
par le chirurgien, peut imposer une réduction en position couchée (méthode
de Boehler) ou, bien souvent, une arthrodèse chirurgicale.
- Dans tous les autres cas, le
moulage en station debout permettra un corset mieux adapté. La
présence du médecin est indispensable.
- Pour les traumatismes, la prise du moulage
en urgence permet de réduire les incidents
d'hypotension orthostatique et la durée d'hospitalisation.
- Le moulage est pris dans un cadre
avec une petite suspension cervicale. Il faut bien
contrôler la lordose lombaire compensatrice
- La gypsotomie de moulage est
très souvent utile pour améliorer la correction de la cyphose. Elle
peut être réalisée directement sur un plâtre de Boehler
(correction en deux temps) ou sur le négatif avant coulage du
positif.
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Les appuis du corset (système 3 points)
- Postérieur, juste sous
le sommet de la cyphose,
- Antéro-inférieur pubien
ou hypogastrique,
- Antéro-supérieur : sternal,
scapulaire ou cervical.
Corset monovalve à ouverture antérieure
- Est plus facile à mettre,
- Et plus confortable qu'un corset bivalve.
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