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| Les
corsets orthopédiques restent des outils utiles et modernes pour
le traitement de nombreuses affections du rachis : douleurs lombaires et
sciatiques, fractures et tassements vertébraux, déformations cyphotiques
et scoliotiques du rachis.
La définition claire des
objectifs de l'appareillage, en
plein accord avec le patient, est la clé du succès de tout traitement
orthopédique. Selon les situations, il faut
savoir être rigoureux et convaincant, ou bien trouver le meilleur
compromis entre tolérance et efficacité théorique. |

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| La
réalisation d'un corset doit tenir compte de la
structure du tronc et des forces qui peuvent lui être appliquées. Ces
principes s'appliquent quels que soient les matériaux utilisés. Leur
compréhension permet une approche logique de l'appareillage. |
La structure du tronc est hétérogène
Le squelette est composé :
- de grands éléments osseux quasi rigides :
bassin, thorax. Le bassin
servira de point fixe d'appui au
corset, mais le thorax pourra faire obstable
à la correction dune scoliose dorsale, surtout en fin de
croissance.
- d'éléments mobiles : vertèbres,
jonction lombosacrée, qu'il faudra immobiliser
ou corriger : mais aussi ceinture scapulaire, articulations
costo-vertébrales, qui peuvent amortir la
transmission d'un appui correcteur à la colonne.
Les muscles et les tissus graisseux
- ont un comportement visco-élastique.
Ils ne peuvent pas être comprimés et font donc
obstacle au serrage du corset si celui-ci ne comporte pas de fenêtres
de dégagement.
- Les muscles peuvent être contracturés ou
rétractés. Dans ce cas, le traitement doit
être progressif avec, souvent, une étape plâtrée.
Les viscères creux
- Les viscères creux de l'abdomen sont, au
contraire, compressibles. Lors du moulage,
le corset paraît toujours trop serré au patient. Mais au bout de
quelques jours, il n'est pas rare de voir apparaître un jeu
important qui nuit à l'efficacité du corset...
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Même si les bandes ont
été serrées au moulage,
un corset plâtré devient toujours lâche au bout de quelques jours.

Le fenêtrage du corset réalise
des chambres d'expansion
pour les parties molles visco-élastiques
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- Pression = Force / Surface. Plus
la surface d'appui est réduite, plus la pression qui s'exerce sur la
peau est grande. Lorsqu'apparaît un conflit cutané, il faut résister
au réflexe primaire de "couper" et toujours
chercher à mieux répartir l'appui sur une surface plus large et
moins vulnérable.
- 1 appui nécessite 2 contre-appuis
pour permettre une correction stable. Sinon, les forces
constituent un couple et le corset tournera sans rien corriger.
- Un couple doit être équilibré par un
contre-couple. Ceci concerne surtout la
correction de la rotation des scolioses.
- Une participation active du patient est
indispensable dans tout traitement orthopédique.
Aucun corset n'est supportable si le patient
se laisse aller mollement dans son corset ou lutte contre la
correction. C'est dire toute la difficulté de
l'appareillage sur certains terrains neurologiques... ou si le patient
manque de motivation !
- Le matériau roi des corsets est le polyéthylène.
Ce plastique est thermoformé sous vide à partir d'un
moulage plâtré rectifié par l'orthoprothésiste. Il est léger,
rigide, modelable à froid et à chaud. Le polyéthylène est
cependant assez souple et résistant pour permettre la confection de
corsets d'une seule plièce (monovalve) qui s'ouvrent en s'écartant
pour la mise en place et l'ablation.
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Un appui est stabilisé
par deux contre appuis.

Un couple est stabilisé
par un contre couple
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- Les corsets monovalves à ouverture antérieure
sont généralement préférables aux autres modèles
(corsets bivalves, corsets à valves articulées sur des mâts métalliques,
corsets à ouverture postérieure). Un corset monovalve est plus
facile à mettre et ajuster, plus discret et mieux accepté.
- Pour les personnes âgées, nous utilisons
toutefois beaucoup les corsets en tissu (coutil) renforcé,
mais en conservant, dans la mesure du possible, les
principes de réalisation des corsets rigides.
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