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| Le diagnostic de hernie discale
sonne à beaucoup comme un verdict. En fait, les
examens d'imagerie n'ont aucune valeur prédictive des résultats du
traitement conservateur. Les images découvertes au scanner ou l'Irm ne
doivent pas influencer l'attitude thérapeutique au départ. Il
est donc totalement inutile de les demander "en urgence" devant
une lombosciatique non compliquée. La vraie urgence est de soulager le
patient par un traitement médical adapté !
Les traitements radicaux (chirurgie, nucléotomie, nucléolyse) donnent
de bons résultats si leur indication a été bien posée. Mais
elles ne sont pas exemptes de dangers et ne mettent pas à l'abri d'une
récidive, souvent plus difficile à traiter. Elles restent des
solutions de dernier recours, après l'échec d'un traitement médical
bien conduit.
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Epidémiologie
:
Les antécédents familiaux
- Des antécédents de hernie discale multiplient par cinq le risque
de hernie discale
- Des antécédents de chirurgie multiplient le risque par dix.
Des hernies discales asymptomatiques (sans
douleur) existent chez 25 à 50 % des sujets
sains !
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Evolution de la sciatique
et de la hernie discale :
Le facteur inflammatoire a une grande
importance, surtout au début de l'évolution.
Sous traitement conservateur :
- 70 à 93 % des lombosciatiques guérissent
en 2 à 8 semaines,
- Certains prétendent que toutes les sciatiques finissent par
guérir, même s'il existe un quart de hernies discales identiques ou
augmentées. Ce propos nous semble un peu optimiste, ne tenant pas
compte des formes compliquées et des formes passant à la
chronicité...
Le plus souvent, la régression de la hernie
discale s'accompagne d'une régression de la lombosciatique.
- Le résultat n'est jamais mauvais si le volume de la hernie discale
diminue.
- La régression est plus fréquente si la
hernie discale était volumineuse, si le ligament
intervertébral postérieur était rompu ou la hernie discale migrée
!!!
37 % des hernies discales persistent,
quel que soient le traitement et l'évolution clinique...
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Cette
hernie discale médiane peut donner une sciatique à bascule (d'un côté
puis de l'autre) et ensuite régresser ou persister sans douleur. |
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Les résultats du traitement radical
Traitement radical : chirurgie, nucléotomie, nucléolyse.
85 % de bons résultats à court terme,
surtout si le tableau intial était sévère.
Bons résultats en fonction du type anatomique
:
- 90 % pour les hernies discales rompues,
- 80 % pour les hernies discales non rompues,
- 60 % pour les simples protrusions discales.
Les résultats se dégradent avec le temps :
- A court terme, les résultats de la chirurgie sont meilleurs que
ceux du traitement médical,
- Les résultats sont identiques à long terme, avec le même risque
de récidives et de lombalgies.
- Les récidivent se produisent dans 5 à 27 % des cas.
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Traitement d'un hernie discale
par
chirurgie sous vidéoscopie |
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Les facteurs de passage à la
chronicité
Les facteurs personnels :
- Sexe masculin
- Age supérieur à 45 ans
- Terrain dépressif
Un diagnostic lésionnel initial précis
a été reconnu comme un facteur péjoratif dans les études
épidémiologiques, alors qu'aucun critère anatomique ou clinique n'a pu
être identifié !
Les facteurs socio-professionnels jouent
un rôle très important :
- L'inadaptation physique aux contraintes professionnelles,
- L'insatisfaction au travail,
- L'existence d'un litige, une demande d'indemnisation, un accident du
travail...
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