Traitement des douleurs aiguës
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Hormis les cas compliqués de paralysie ou de troubles sphinctériens, le traitement du lumbago et de la lombosciatique d'origine discale est d'abord médical. La classique mise au repos forcé au lit pendant trois semaines a été remise en question par les études épidémiologiques et la stratégie actuelle vise à permettre une reprise aussi rapide que possible d'activités compatibles avec le niveau douloureux.
 

 Traitement du lumbago

Lors d'un premier lumbago, l'objectif est de favoriser une reprise rapide du travail :

  • On ne demande pas de radio, sauf s'il existe une particularité clinique.
  • Prescription d'antiinflammatoires non stéroïdiens, d'antalgiques et de décontracturants.
  • Immobilisation antalgique par une ceinture lombaire du commerce ou un plâtre circulaire pendant 8 jours.
  • Il n'y a pas lieu de prescrire de la kinésithérapie (recommandations Anaes). Celle-ci a beaucoup plus d'intérêt dans les formes chroniques...
  • Il faut éviter les manipulations.

La persistance du lumbago (douleurs intenses et persistantes) impose un bilan étiologique et un réajustement de son traitement :

  • Reprendre l'interrogatoire et l'examen clinique
  • Demander des radiographies standard et un bilan clinique de débrouillage (NFS, VS, CRP)
  • Les antiinflammatoires peuvent s'avèrer inefficaces. On leur préfère alors les antalgiques de classe 1 (paracétamol) ou 2 (avec codéïne ou analogues).
  • Un corset rigide peut soulager le patient plus efficacement que les médicaments et lui permettre de reprendre plus rapidement ses activités.
     

 

 

 

 

 

Le repos au lit est facultatif

 

 

Le traitement de la lombosciatique

En première intention :

  • Le repos au lit ne doit pas être imposé. Le patient est autorisé à poursuivre les activités compatibles avec sa douleur.
  • Prescription d'antiinflammatoires, antalgiques de classe 2 et décontracturant.
  • Une infiltration paravertébrale de corticoïde retard au point sonnette nous semble un geste anodin mais souvent utile.

En seconde intention :

  • Traitement orthopédique par un corset rigide amovible, porté 4 à 6 semaines, dont les 15 premiers jours en permanence.
  • Infiltrations épidurales de corticoïdes solubles (1 à 3 injections successives).

Si la lombosciatique est hyperalgique, une courte hospitalisation s'impose :

  • Biologie et imagerie en urgence pour éliminer une cause plus grave et confirmer le diagnostic de hernie discale,
  • Administration intraveineuse de Profénid, Prodafalgan ou Morphine.
  • Surveillance neurologique pluriquotidienne +++
  • Si pas d'amélioration et hernie discale confirmée : chirurgie.

 

 

 

 

 

 

Le suivi de la lombosciatique

  • Un contrôle systématique est souhaitable après 3 à 6 semaines d'évolution, pour évaluer l'évolution douloureuse et conseiller le patient dans sa reprise d'activités. L'absence de complication neurologique est toujours vérifiée.