| L'hypoesthésie (perte
de sensibilité) ou l'abolition d'un réflexe ont une grande
valeur localisatrice, mais ne sont pas des signes de gravité et ne
pèsent pas sur l'indication chirurgicale.
Un déficit moteur a beaucoup plus
d'importance :
- En appui sur une seule jambe, on demande au patient de
fléchir le genou et de se redresser, puis de se mettre sur le talon,
enfin sur la pointe du pied. Ces tests devront être répétés
quotidiennement par le patient.
- Un déficit partiel - la manœuvre est possible mais
difficile ou incomplète (parésie cotée >= 3) est à surveiller
de près.
- Un déficit complet est une urgence absolue !
- Il faut beaucoup se méfier d'une
disparition brutale des douleurs qui peut accompagner l'apparition
d'une sciatique paralysante.
L'apparition de troubles sphinctériens
définit le "syndrome de la queue de cheval", par
compression de plusieurs racines nerveuses, dont celles contrôlant la
sensibilité de la région vésicale et anale ainsi que la motricité des
sphincters. Il faut donc rechercher une fuite des urines ou des selles,
une perte de la sensibilité périnéale, une hypotonie et une aréflexie
des sphincters.
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