Les vraies urgences
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Il n'existe que deux véritables urgences chirurgicales : 

  • la sciatique paralysante 
  • le syndrome de la queue de cheval

Il faut donc toujours rechercher 
un déficit neurologique :

Flexion pour tester 
le quadriceps L3L4

Mise sur les talons 
pour les releveurs L5

Mise sur la pointe 
pour le triceps S1

L'hypoesthésie (perte de sensibilité) ou l'abolition d'un réflexe ont une grande valeur localisatrice, mais ne sont pas des signes de gravité et ne pèsent pas sur l'indication chirurgicale.

Un déficit moteur a beaucoup plus d'importance :

  • En appui sur une seule jambe, on demande au patient de fléchir le genou et de se redresser, puis de se mettre sur le talon, enfin sur la pointe du pied. Ces tests devront être répétés quotidiennement par le patient.
     
  • Un déficit partiel - la manœuvre est possible mais difficile ou incomplète (parésie cotée >= 3) est à surveiller de près.
     
  • Un déficit complet est une urgence absolue !
     
  • Il faut beaucoup se méfier d'une disparition brutale des douleurs qui peut accompagner l'apparition d'une sciatique paralysante.

L'apparition de troubles sphinctériens définit le "syndrome de la queue de cheval", par compression de plusieurs racines nerveuses, dont celles contrôlant la sensibilité de la région vésicale et anale ainsi que la motricité des sphincters. Il faut donc rechercher une fuite des urines ou des selles, une perte de la sensibilité périnéale, une hypotonie et une aréflexie des sphincters.