Kiné
sédative
Les massages et la physiothérapie (chaleur,
électrothérapie) peuvent apporter un soulagement temporaire,
mais ne sont pas toujours bien tolérés par les patients souffrant d'une
discopathie aiguë.
Ils peuvent être utilisés dans les phases transitoires en prélude à
une rééducation plus active.
La cryothérapie (application d'une
vessie de glace) est utilisés par certains à la fin des séances de
travail actif, comme on le fait au niveau des membres en médecine du
sport.
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Rien de tel que la
balnéothérapie pour vous préparer à une rééducation active...

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La
balnéothérapie
Elle est très utile au bout de quelques
semaines d'une évolution lentement favorable, lorsque
persistent des douleurs résiduelles et une contracture des muscles
lombaires qui freinent la reprise d'une activité physique.
Les techniques purement sédatives seront dès que possible relayées
par une mobilisation active dans l'eau, en prélude à une gymnastique à
sec.
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Le verrouillage lombaire
Le verrouillage lombaire consiste à bloquer
le tronc en position neutre par une action conjuguée des
muscles abdominaux et lombaires. La flexion ne se fait plus au niveau de
la colonne, mais seulement au niveau des hanches, ce qui nécessite une
bonne souplesse des muscles postérieurs de la cuisse (les ischiojambiers).
Le blocage volontaire de la flexion du tronc doit aussi être compensé
par différents artifices : accroupissement, fente avant, pivot-balancier
sur une hanche.
Dans les années 1980, le
verrouillage lombaire en position neutre de protection était le fondement
de la rééducation des discopathies douloureuses. Mais cette stratégie
hyperprotectrice à l'égard du rachis lombaire a été remise en cause.
Actuellement, le verrouillage lombaire
conserve deux grandes indications :
- Le soulèvement de charges très lourdes,
- La station assise, en particulier au travail et en
voiture.
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Le reconditionnement fonctionnel
actif
Les stratégies de rééducation active reposent sur plusieurs
principes :
- la douleur chronique s'accompagne d'une désadaptation physique et
psychologique au mouvement et à l'effort : c'est le
syndrome de déconditionnement fonctionnel qui place le
sujet dans une impasse.
- L'objectif n'est plus de traiter
directement la douleur, mais de redonner au patient la capacité
d'accomplir des efforts physiques et de reprendre son activité
professionnelle.
Certains centres de rééducation proposent des programmes intensifs de
réentrainement à l'effort qui s'adressent à des patients répondant à
des critères très sélectifs. En pratique, il nous paraît souhaitable
de s'inspirer tout en modulant l'application en fonction de la
personnalité de chaque patient et des moyens disponibles dans le secteur
libéral.
Nos recommandations :
- Exercices d'échauffement,
- Etirements sous-pelviens (sans
tirer sur le nerf sciatique s'il est encore douloureux),
- Assouplissement général, sans forcer sur les amplitudes extrêmes
du rachis,
- Renforcement des muscles extenseurs
dorsoscapulaires et lombofessiers,
- Renforcement des abdominaux en position neutre.
- Travail actif global, incluant les membres inférieurs et les
membres supérieurs.
La réussite du programme nécessite une bonne compréhension des
objectifs et une bonne motivation. Il ne faut pas
se décourager trop vite devant une majoration des douleurs
souvent transitoire. Les douleurs seront traitées à la demande par les
antalgiques, voire des infiltrations ou le port intermittent du corset.
Dix à quinze séances de kinésithérapie sont prescrites au départ,
au rythme de 3 à 4 par semaine. Après une évaluation de la tolérance
et de l'efficacité, cette prescription peut être renouvelée une fois,
mais il faut également encourager le patient à reprendre une
activité sportive en relais, en commençant par la natation,
le vélo, puis le footing léger. |


Importance du travail des
extenseurs dorso-scapulaires et lombofessiers

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