Les scolioses
thoraciques
Pendant la croissance
- Le risque évolutif est
important, surtout s'il s'agit d'une forme précoce.
- La gibbosité thoracique, l'asymétrie des omoplates
et des épaules, le dos plat ou creux sont faciles à
reconnaître.
- Le traitement orthopédique
est difficile. Il ne peut corriger le dos creux.
- Le traitement chirurgical
est envisagé à partir de 45° d'angulation, parfois
moins, s'il y a une inversion de courbure sagittale.
A l'âge adulte
- Si l'angulation est
restée inférieure à 30°, la scoliose a de bonnes chances
de rester stable et sans grande conséquence, à condition que le
tronc reste équilibré et que le profil soit harmonieux.
- Le dos creux, les cyphoses
jonctionnelles, l'inversion de courbure lombaire, de même
que le déséquilibre frontal, sont des
facteurs péjoratifs responsables de douleurs
et de dégradation progressive du segment
lombaire.
- Si la scoliose dépasse
50°, elle entraine une limitation
respiratoire (syndrome restrictif) qui peut donner lieu à
des décompensations graves, lors de complications infectieuses
(bronchites), et à une surmortalité
après l'âge de 50 ans.
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Scoliose dorsale de 45°
A ce stade, la chirurgie peut être discutée
pour préserver le rachis lombaire d'une dégradation secondaire.
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Les scolioses lombaires et
thoracolombaires
Pendant la croissance
- Elles représentent la
majorité des scolioses de l'adolescent. L'idéal est de
les dépister au début de la poussée de croissance pubertaire.
- L'évolutivité reste
souvent modérée, mais elle est peut être difficile à
prévoir à temps.
- Les critères péjoratifs
(lordose anormale, fermeture de l'angle ilio-lombaire, déséquilibre,
rotation importante) doivent donc être pris en considération.
- Elles sont très accessibles
au traitement orthopédique par corset qui a le maximum
d'utilité lors de la poussée évolutive prépubertaire.
A l'âge adulte
- Les courbures de moins de
20° n'ont, statistiquement, pas plus de risque de douleurs
ou de dégradation que la populaton générale. On parle de
"scolioses mineures".
- Les scolioses de plus de
30° ont un risque de dégradation important, du fait du
vieillissement discoligamentaire :
- Pincements discaux asymétriques, dislocation
rotatoire, déséquilibre progressif.
- Tout ceci pouvant être la source de de
lombalgies, cruralgies et sciatiques.
- Entre les deux, le pronostic
reste discuté et difficile à établir.
Les scolioses thoracolombaires sont les plus exposées
Leur correction orthopédique est relativement facile,
mais elles sont instables et
récidivent facilement. A l'âge adulte, elles exposent à un déséquilibre
progressif et à la dégradation du
segment lombaire sous-jacent.
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Scoliose thoracolombaire
déséquilibrante avec un fort départ oblique lombaire.

Scoliose lombaire
ayant subi une dégradation dégénérative
à l'âge adulte.
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Les scolioses doubles-majeures
- Elles se définissent pas
l'existence de deux courbures de valeur sensiblement identique,
généralement dorsale droite et lombaire gauche.
- Ces scolioses ont un risque
évolutif élevé lors que la croissance, comme les
scolioses thoraciques.
- Mais à l'âge adulte, elles
sont de bon pronostic si les courbures s'équilibrent bien,
sans gîte du tronc ni déformation en chandelier et si le profil est
resté harmonieux.
- On évite donc de les
opérer en deçà de 60 à 70°, d'autant plus que leur
stabilisation nécessite un montage long, ne laissant qu'un ou deux
disques libres...
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