Avant l'âge de 10 ans
On se trouve dans la phase
d'évolution lente. La détermination
de la pente évolutive nécessite deux, voire trois consultations à six
mois d'intervalle.
Si la pente évolutive n'est pas trop
menaçante, on poursuivra :
- le suivi clinique tous les 6 mois à un an,
- le suivi radiologique par une téléradiographie de
face debout tous les un à deux ans.
Il faut prendre garde à ne pas
multiplier inutilement les clichés. Il est inutile de
répéter les clichés de profil car la mesure clinique des flêches
sagittales est assez contributive et les clichés en position couchée
n'apportent pas grand chose à la décision de traiter ou non.
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Après 10 ans
Il faut dépister attentivement le
point P de démarrage de la poussée de croissance pubertaire
:
- courbes de taille debout et assise
- examen des caractères sexuels secondaires
Les bilans doivent être rapprochés
:
- un examen clinique tous les
trois mois, si l'on a l'on suspecte une forme évolutive.
- les radiographies ne seront
répétées qu'à la lumière de l'examen clinique, de
manière à éviter tout excès.
Cette surveillance doit être
maintenue tant que le doute sur l'évolutivité de la scoliose persiste.
En pratique, les contrôles, au moins cliniques, sont systématiquement
effectués jusqu'aux premières règles -
Risser 1. S'il ne s'est rien passé d'inquiétant à cette
date, la surveillance est généralement arrêtée.
A chaque consultation, toutes
les radiographies antérieures doivent être apportées. La
comparaison des images, confrontée aux données cliniques, a beaucoup
plus de valeur que leur lecture séparée.
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Exemple de scoliose évolutive
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A l'âge adulte
La fin de croissance
est affirmée par le début de soudure du cartilage de croissance de la
crête iliaque à sa partie postérieure (Risser 4). Avant ce stade, il
faut se méfier des paliers de croissance parfois observés dans la courbe
de taille.
Une radio est faite à l'arrêt
du traitement et un an après. Il ne faut pas s'étonner d'une
petite récidive de la scoliose qui, même dans les bons cas, ramène
souvent aux valeurs de début de traitement. Dans les cas sévères,
proches du stade chirurgical, ce suivi annuel peut être prolongé encore
durant quelques années.
Un suivi à distance est ensuite
recommandé, à raison d'un contrôle clinique et radiologique tous les
cinq ans à partir de l'âge de 25 ans: téléradiographie debout de face
et de profil.
- Certaines scolioses ne resteront
parfaitement stables et bien tolérées. Pour une scoliose de
moins de 20°, il n'y a pas de risque significatif de douleur ou de
dégradation par rapport à la population générale.
- D'autres scolioses pourront
se dégrader lentement, au rythme de 0,5° à 1° par an en
moyenne.
- Il est presque impossible
d'établir un pronostic, surtout pour les scolioses de
moins de 30°, et le profil évolutif à l'âge adulte n'est pas
forcément linéaire.
- A certaines périodes de la
vie, surtout après 45 ans, une détérioration
asymétrique et relativement rapide des disques intervertébraux peut
se produire, même chez des personnes n'ayant pas eu de scoliose à
l'adolescence. Ce sont les scolioses
dégénératives de l'adulte.
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Il est donc utile,
lorsque l'on voit arriver un patient douloureux présentant une
scoliose, de disposer d'une série de radios
anciennes, permettant de retracer l'évolution de sa scoliose.
Les indications thérapeutiques pourront en être influencées.
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Les
conseils pratiques donnés
en fin de croissance
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Ne plus trop penser
à sa scoliose et mener une
vie normale.
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Sauf avis contraire du
spécialiste se rapportant à des cas sévères, il n'y a pas lieu
de restreindre ses projets professionnels. Inutile de trop parler
de sa scoliose, surtout si elle est mineure...
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Les grossesses ne
présentent pas de danger
pour la scoliose.
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Tout le monde peut
avoir mal au dos, il ne faut pas systématiquement incriminer la
scoliose et se dire que l'on
est "condamné à souffrir" !
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Il est souhaitable
de conserver une activité sportive régulière, permettant
d'entretenir un bon haubannage musculaire et une bonne capacité
cardio-respiratoire.
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Respecter une
alimentation équilibrée, riche en calcium (ne pas négliger les
aliments lactés), éviter les excès de café et le tabagisme.
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Penser au traitement
hormonal substitutif à la ménopause
qui est une période à risque pour le rachis : ostéoporose,
accélération de l'arthrose et des détériorations discales.
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Se faire suivre par
une équipe de spécialistes connaissant bien la scoliose (cf.
ci-contre) Refuser d'être radiographié à tout bout de champ pour la
moindre lombalgie... Le plus souvent, ces radios sont inutiles et les
doses de rayons X sont cumulatives tout au long de la vie !
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